La Khoutba (discrours) de notre Saint Prophète (s.a.w) sur le Mois Béni de Ramadan.

La Khoutba (discrours) de notre Saint Prophète (s.a.w) sur le Mois Béni de Ramadan.
L'Imam Ar Ridha (a.s) citant la chaîne de transmission de sa lignée paternelle, rapporte ce témoignage de l'Imam Ali a.s :

« Un jour, le Messager d'Allah (saw) nous fit le discours suivant :

Ô vous les gens ! le mois d'Allah est venu vers vous apportant la Bénédiction, la Miséricorde et le Pardon.

C'est le meilleur des mois pour Allah, ses jours sont les meilleurs des jours, ses nuits les meilleures des nuits, ses heures les meilleures des heures.

C'est un mois durant lequel vous êtes appelés à être les convives d'Allah, et vous êtes placés au rang des gens honorés par Lui.

Dans ce mois, vos souffles sont des glorifications, votre sommeil est un acte d'adoration, vos bonnes actions sont agréées et vos implorations exaucées.

Priez, donc, Allah, avec une intention sincère et un c½ur pur, de vous faire réussir à jeûner (pendant ce mois) et à réciter Son Livre, car malheureux est celui qui se trouve privé du pardon d'Allah pendant ce Mois grandiose.

Rappelez-vous, par votre faim et votre soif, la faim et la soif du Jour du Jugement, donnez l'aumône à vos pauvres et à vos indigents, respectez vos aînés et soyez miséricordieux envers vos cadets.

Renouez vos liens de parenté, retenez votre langue, détournez votre regard devant l'illicite et n'écoutez pas ce qui vous est interdit.

Attendrissez-vous sur les orphelins des autres, on s'attendrira sur les vôtres.

Repentez-vous de vos péchés auprès d'Allah et levez vos bras pour L'implorer, aux heures de vos Prières (Salat), car ce sont les meilleures heures, pendant lesquelles Allah, Le Tout Puissant et Le Très-Haut, regarde Ses serviteurs avec Miséricorde.

Il leur répond s'ils s'entretiennent avec Lui ; Il leur donne s'ils Lui demandent ; Il les exauce, s'ils L'invoquent.

Ô vous les gens ! vos âmes sont hypothéquées par vos actions, libérez-les, donc, en demandant pardon. Vos dos sont alourdis par vos fardeaux, soulagez-les, donc, par une longue prosternation.

Et sachez que Allah, Le Très Haut, a juré, par Sa Puissance, de ne pas torturer ceux qui prient et ceux qui se prosternent, et de ne pas les effrayer par le Feu (de l'Enfer), le Jour où les gens se lèveront (pour rendre des comptes) au Seigneur des mondes.

Ô vous les gens ! Celui d'entre vous qui, pendant ce Mois, offre le repas de la rupture du jeûne (Iftwar) à un Croyant qui jeûne pendant ce mois, Allah l'en récompensera par la récompense décernée pour l'acte de la libération d'un esclave, et par le pardon de ses péchés passés ».

On s'est plaint alors au Prophète : Ô Messager d'Allah ! Nous n'avons pas, tous, les moyens de le faire (offrir un repas de Ramadhan).

Le Prophète (saw) répondit :

« Evitez le Feu (de l'Enfer), ne serait-ce qu'avec la moitié d'une datte ! Evitez le Feu (de l'Enfer), ne serait-ce qu'avec une gorgée d'eau ! car Allah offre cette récompense, même à celui qui utilise cette facilité, quand il n'a pas les moyens d'en faire plus :

Ô vous les gens ! Celui d'entre vous qui améliore son caractère, pendant ce mois, aura droit au passage sur le Droit Chemin (le Sirât) le Jour où les pieds trébucheront.

Celui qui soulage ses serviteurs, pendant ce mois, Allah lui atténuera son compte qu'il doit Lui rendre.

Celui qui évite de faire le mal, pendant ce mois, Allah le dispensera de Sa Colère le Jour où il Le rencontrera ;

Celui qui y honore un orphelin, Allah l'honorera le Jour où il Le rencontrera ;

Celui qui y renoue ses liens de parenté, Allah le couvrira de sa Miséricorde le Jour où il Le rencontrera,

Celui qui coupe ses liens de parenté, Allah le privera de sa Miséricorde le Jour où il Le rencontrera ;

Celui qui y fait volontairement une prière (Sounnate), Allah lui inscrit l'acquittement de l'Enfer ;

Celui qui y accomplit une obligation prescrite, aura une récompense équivalente à celle de quelqu'un qui aurait accompli soixante-dix obligations prescrites pendant les autres mois ;

Celui qui y prie beaucoup sur moi (le Prophète par des Salawat), Allah chargera sa balance (de bonnes actions) le Jour où les balances s'allègeront ;

Celui qui y récite un verset coranique, aura la récompense de celui qui aurait achevé la lecture de tout le Coran pendant les autres mois.

Ô vous les gens ! Les portes du Paradis sont ouvertes, pendant ce mois, priez donc votre Seigneur de ne pas les refermer pour vous ; et celles de l'Enfer sont refermées, demandez, donc, à votre Seigneur de ne pas les rouvrir pour vous ; les Satans sont enchaînés, demandez, donc, à votre Seigneur de ne pas leur laisser prise sur vous ».

Sur ce, poursuivit l'Imam Ali (a.s), je me levai et dit : « Ô Messager d'Allah ! Quelle est la meilleure des actions pendant ce mois ? »

Le Prophète (saw) répondit :

« Ô Aboul Hassan (surnom de l'Imam Ali a.s) ! La meilleure des actions au cours de ce Mois, c'est de s'abstenir de tout ce que Dieu a interdit ».

# Posté le samedi 22 août 2009 13:49

Modifié le samedi 22 août 2009 20:19

Nouvau blog

Nouvau blog
J'ai créer un nouveau blog qui sera complémentaire avec celui-ci : http://le-chiisme.skyrock.com/

# Posté le dimanche 21 juin 2009 10:41

Modifié le lundi 22 juin 2009 05:00

L'imam el Sadeq (AS)

L'imam el Sadeq (AS)
L'imam Jafar el Saddeq est né le 17 rabi3e al awal en l'année 80 de l'hégire à Médine. C'est le fils de l'imam al Baquer et de Oummou Farouah. Il a vécu avec son grand-père l'imam al Sajad (AS) pendant 15 ans et son père l'imam al Baquer (AS) pendant 34 ans.

Il a vécu durant le pouvoir de Bani Ommeyeh (les ommeyyades) et celui de Bani el Abbas (les abbassides). Après la mort de Mouhammed ibn al Hanafieh (qui était le fils de l'imam Ali (AS) mais d'une autre femme qu'il a épousé après la mort de Sayyeda Fatima al Zahra (AS)) son fils Abou Hachem décida de créer une organisation secrète pour préparer une révolution générale contre les omeyyades et pour venger le sang des martyrs de Achoura. Au bout de quelques années ilussit à recruter des militants de tout le califat et surtout dans la région de Khoracèn. Abou Hachem décéda avant de pouvoiraliser la révolution qu'il a préparé il laissa donc son testament à son cousin Ali ibn Abdoullah Ibn el Abbas. Son testament consistait à continuer son ½uvre révolutionnaire jusqu'à l'établissement de ahloulbayt en rappelant les musulmans d'oir au « plus acceptable de la famille de Mohammed (sas) ». Lorsque les partisans de Khoracèn furent assez nombreux pour déclarer l'insurrection, le commandant général abous Moslem el Khorani commença sa campagne de guerre contre les omeyyades qui lui valu une victoire éclatante. A chaque fois qu'on lui demandait à qui il va livrer le pouvoir après son succès il répondait l'imam el Saddeq.

Quand l'armée des khoracèniens arriva en Irak à Koufa les musulmans s'attendaient à voir l'imam des ahloulbayt à prendre la direction du nouvel état mais ils furent surpris de voir Abou el Abbas fils d'Ali ibn Abdoullah Ibn el Abbas faire un discours solennel dans lequel il se déclara être l'homme acceptable par les ahlulbayt. Il a ainsi trahi son re et ahlulbayt en s'accaparant le pouvoir. Et personne n'a osé s'opposé à son pouvoir car son are était puissante et fidèle à lui. L'imam al Saddeq choisit une politique d'opposition pacifique qui consiste à ne jamais légitimer l'usurpation mais de continuer la mission islamique des ahlulbayt.

Malek ibn Anas le fondateur de l'école maléquite du fiqh (science des prescriptions légales islamiques) dit : « Par Dieu, je n'ai jamais vu de meilleur que Jafar ibn Mouhamed : son désintéressement des biens de la vie, sa piété, sa dévotion et sa pratique du culte sont igalables ! »
Abou Hanifa le fondateur de l'école hanafite avait eu aussi l'honneur dtre le disciple de l'imam pendant 2 ans et il disait toujours : « Si ce n'étaient ces deux années, je me serais perdu ! »
(
N.B. : On voit ici que 2 grands courants islamiques sont tous issus de Jafar al Saddaq autrement dit de son école : l'école jaafarite. On est finalement tous issu du mazhab des ahlul bayt, alors dire que les chiaa sont des koufar est totalement contradictoire car nous suivons tous les préceptes lcole de Jafar al saddaq !)

L'imam al Saddeq (comme tous les ahlulbayt) préférait faire une aumône anonyme et nocturne aux besogneux de Médine. Chaque nuit l'imam remplissait une grande besace de pain et de viande et portait de grandes sommes d'argent pour distribuer tout cela aux familles démunies de Médine. Ce n'est qu'après son martyr que ces familles comprirent qui était leur généreux donateur. A son époque l'état économique général des musulmans avait connu un bon essor ainsi, le niveau de vie des musulmans était relativement plus élevé que les générations passées. Un jour Sofiane qui était un savant musulman de grande renommée passait près de la sainte mosquée de la Mecque vit l'imam al Saddeq portant des vêtements de valeur et crut alors saisir une occasion unique pour l'en blâmer. Il lui dit : « Ô fils du messager de Dieu ! Par Dieu ceci n'est ni l'habillement du messager de Dieu ni celui d'Ali ibn abou Talib ou quiconque de vos ancêtres ! »
L
'imam lui dit : « Le messager de Dieu (sas) vivait dans une époque de misère alors que nous sommes dans une époque de prospérité et les plus pieux sont plus dignes de jouir des grâces de Dieu. » « Qui a interdit l'ornementation que Dieu fait sortir pour ses adorateurs et les bonnes provisions... » (Le saint Coran, sourate 6, verset 32) « est-il que nous sommes les plus dignes de ceux qui reçoivent ce que Dieu a donné. » Puis l'imam montra à Sofiane ce qu'il portait sous les vêtements de valeur : c'était un habit rude difficile à supporter, et lui dit : « Je porte ceci pour les gens, mais l'autre c'est pour moi ! »

Après la mort du 1er calife abbasside son frère lui succède el Mansour qui était si malin que certain le considéraient comme l'équivalent de Mu3awiyah. L'imam al Saddeq préférait demeurer loin du centre du pouvoir abbasside et évita même de rencontrer le calife qui s'en offensa. Il le convoqua et lui dit : « Pourquoi tu ne nous visite pas comme le font tous les gens ? » l'imam lui pondit : « Dans cette vie basse, nous n'avons rien sur lequel nous puissions avoir peur de toi ! En outre tu n'as rien fait de ce qui concerne la vie dernière et que nous puissions solliciter de toi ! Par ailleurs, tu n'es ni sans une gce que nous t'en félicitons ni dans un malheur que nous te présentions nos condoléances ! »
Al
Mansour lui dit alors malicieusement : « Tu nous accompagnes pour que tu nous conseilles ! » L'imam lui répondit : « Quiconque aurait aimé cette vie basse ne t'aurait pas conseillé et quiconque aurait aimé la vie dernière ne t'aurait pas accompagné ! »

Al Mansour décida alors d'organiser une campagne de dénigrement contre l'imam al Saddeq et ses ancêtres. Une fois le gouverneur de Médine monta la tribune de la mosquée et fit un discours diffamatoire contre le commandeur des croyants et ses descendants. Dés qu'il termina ses proposes ignobles l'imam se leva et dit : « Est-il que ce que tu as dit de bien à propos de tes souverains nous reviens, alors que tout ce que tu as dit de mal s'accorde avec ton souverain. » puis il se tourna vers la masse des musulmans qui remplissaient la mosquée et dit : « Voulez-vous savoir qui parmi les gens aura la balance la plus légère et la faillite la plus claire le jour du jugement ? C'est celui qui vend sa vie dernière contre la vie basse de quelqu'un d'autre ! Et c'est bien ce pervers ! » en désignant al Mansour du doigt et l'humiliant ainsi dans son propre jeu.
L'i
mam était assis devant al Mansour et une mouche vint se poser sur le nez d'al Mansour. Il tenta de s'en débarrasser mais il ne réussit pas ne voulant pas le quitter. Gêil demande à l'imam : « Pourquoi Dieu a-t-il créé les mouches ? » L'imam luipondit : « Pour avilir par elles les nez des tyrans ! »

Al Mansour ne pouvait rivaliser avec l'imam, sa renome et sa grandeur était importante aups des musulmans. Il dut attendre quelques années le temps que son pouvoir se stabilise et fit ordonner l'empoisonnement de l'imam, qui mourut le 25 chawal de l'année 148 de l'hégire. Le prochain imam qui lui succèdera sera l'imam Moussa al Kazom.


Source : "L'imam Essadeq", Sayyed Mahdi Ayatollahi,
édition Ansariyan, République Islamique d'Iran.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 14:18

Modifié le lundi 20 avril 2009 02:48

L'imam al Baquer (AS)

L'imam al Baquer (AS)
L'imam al Baquer (AS) est né le 1er du mois de Rajab pendant l'année 57 de l'hégire à Médine. C'est le 5e imam de ahlulbayt, son père est l'imam Ali zeyn al abidin al Sajad et sa mère Fatima (l'une des petites fille de l'imam Hassan : la cousine de l'imam Ali al Sajad) ce qui fait que c'est le premier imam dont les parents sont tous les 2 descendants du Prophète (p).

Il est
surnommé al Baquer qui signifie en arabe " l'ouvreur et l'élargisseur ". Cette citation a été déjà choisie par le prophète (p) en désignant l'imam al Hossein selon la citation de l'un des grands compagnons des Ahloubayt, Jaber ibn Abdoulah : "De celui ci va naître Ali que l'on apellera le jour du jugement maître des adorateurs et de celui ci naîtra un garçon qui ouvrira et élargira la science! Alors Jaber si tu l'atteins passe lui mon salut!"

L'imam
al Baquer avait 4 ans lorsque le massacre de Karbala a eu lieu, il a été imam légitime pendant 18 ans. Durant sa courte vie il a été un modèle parfait comme pour ses prédécesseurs. Il vivait simplement alors qu'à son époque le califat islamique s'enrichissait et l'opulence augmentait. Même s'il possédait des plantations et des cultures il aimait travailler avec les ouvriers et partager leur repas modeste. Il donnait tout le surplus de ses rentes aux nécessiteux, c'est pour cela qu'il fut connu comme le plus généreux de son époque.

Lorsque l'imam prit sa place dans la mosquée du prophète (sas) pour enseigner les préceptes de l'islam aux musulmans, les gens n'étaient pas habitués à des discours avec un degré aussi élevé. Il ne se contentait pas de simple récit ou de récitation de hadiths ou des versets coraniques, il parlait en tant que connaisseur parfait de l'islam hérité du prophète son arrière grand-père. Il parlait aussi des sciences, répondait aux questions des gens si bien que sa réputation en tant que ouvreur et élargisseur des sciences se propagea même jusqu'aux ennemis des ahlul bayt.

On peut d
ire qu'à l'époque de l'imam al Baquer, plusieurs fils des compagnons du prophète prétendaient détenir la science, et s'installaient dans des mosquées pour enseigner et répondre aux questions. Un jour l'un d'eux Abdoullah ibn Omar ibn al Khatab se fit coincer dans une question à laquelle ne put répondre, il montra l'imam du doigt et lui demanda d'aller lui demander la réponse. Quand il reçut la réponse Abdoullah dit : Ce sont les enfants d'une famille à laquelle on a tout fait comprendre.

U
n jour il se rendit en Syrie avec son l'imam al Saddeq et une foule de chrétiens l'attendait. Il leur demanda de quoi il s'agissait, ils lui répondirent qu'ils attendaient la sortie de leurs grand prêtres qui ne se faisait voir qu'une seule fois par an pour répondre à leurs questions. L'imam al Baquer attendit avec la foule et lorsque le grand prêtre arriva, il comprit que ce n'était pas un chrétien. Il lui demanda s'il était un musulman, l'imam lui répondit que oui et il lui demanda s'il avait à faire à un savant ou à un ignorant? Le prêtre ayant pris connaissance qu'il était face à un homme savant lui posa des questions dans l'intention de le ridiculiser. Il lui demanda :
- Comment prétendez-vous que les gens du paradis mangent et boivent sans uriner?
- C'e
st le cas du foetus dans le ventre de sa mère ! Il est nourri sans qu'il extériorise quelque chose.
-
Connais-tu une heure, qui ne soit ni du jour ni de la nuit?
- C'est l'heur
e entre le commencement de l'aube et le lever du soleil, c'est la ou le malade se repose et le veilleur s'endort.

Étonné le pa
triarche se rendit compte que cet homme avait un savoir inouïe et ne pouvait être qu'un détenteur de la vérité, il se convertit à l'islam et entraîna avec lui la conversion de plusieurs autres fidèles chrétiens.

L'imam al Baquer a passé toute sa vie dans le jihad islamique comme l'ont fait ses prédécesseurs et le calife ommeyade de l'époque Hisham n'en pouvait plus de le voir jour après jour gagner des coeurs, il ne supportait plus sa présence et ordonna à ses bourreaux de l'empoisonner. Il mourut le 7 du mois Zoulhija de l'année 114 de l'hégire.


Texte écrit par moi même
Source : "L'imam Elbaquer", Sayyed Mahdi Ayatollahi,
édition Ansariyan, République Islamique d'Iran.

# Posté le jeudi 05 mars 2009 07:13

Modifié le lundi 23 mars 2009 16:58

L'imam al Sajad (AS)

L'imam al Sajad (AS)
Le nom de l'imam al Sajad est Ali et c'est le fils de l'imam al Hossein et Chah Zanan. Il est surnommé al Sajad car il avait des traces de prosternation sur le front, d'où son surnom le prosternateur (al Sajad). Il est né le 5 du mois de Chaaban lors de l'année 38 de l'hégire et mort à l'âge de 57 ans le 25 muharram de l'année 95 de l'hégire.
Parlons de sa morale et de ses qualités : l'imam al Sajad était connu pour avoir la meilleure mine et la meilleure odeur. Il était toujours bien vêtu, bien lavé (propre) et parfumé. Il était également connu pour la fréquence de ses invocations et ses prières. Il était aussi généreux, dés que l'hiver passait il donnait ses vêtements d'hiver et dés que l'été passait il donnait ses vêtements d'été, comme nous le décrit son fils l'imam Mohammed el Baquér.

L'i
mam al Sajad recommandait aux musulmans de toujours subvenir aux besoins des gens nécessiteux : « Est-il que Dieu a des fidèles qui essayent de résoudre les problèmes des gens ; ce sont qui seront en sécurité le jour de la résurrection. Et quiconque aurait réjoui le c½ur d'un croyant, alors Dieu réjouira son c½ur le jour de la résurrection. »
Mohammed ibn Oussameh, fils d'un compagnon du prophète (p) tomba malade. L'imam alla lui rendre visite et le vit pleurer, il lui demanda la cause de son chagrin. Il découvrit que Mohammed était endetté. Sans hésiter il lui couvrit sa dette. Tous les livres d'histoire rapportent que l'imam al Sajad était le soutien financier de toutes les familles pauvres de Médine, et chaque nuit, il portait un grand sac de vivres sur son dos et distribuait les vivres et les aides aux familles nécessiteuses. Après sa mort cette aide ayant disparu on comprit que l'imam en était son origine.

Lors du massacre de Ka
rbala, l'imam Ali al Sajad était présent avec son père l'imam Hossein, mais malheureusement il était atteint d'une maladie qui l'empêchait de se mettre debout et qui l'épuisait, on voit bien par ce fait qu'il ne pouvait pas porter une arme. Ainsi il était resté dans la tente lors du combat et avait assisté au massacre de son père impuissant. On comprend par le fait que l'imam était malade ce jour là était du au fait qu'il devait rester indemne pour continuer la propagation du message islamique authentique à la suite de son père.
Le jour de Achoura
après le martyr de son père l'imam al Hossein et de ses compagnons, l'imam Ali al Sajad fut emprisonné avec toutes les femmes et enfants du camp et emmené à Koufa (Irak) au palais du gouverneur Ibn Ziyad. Aux environs de Koufa, les habitants vinrent à la rencontre des prisonniers, et l'imam tint cette occasion pour leur rappeler leur trahison et le manquement à leurs engagements envers l'imam al Hossein son père. Au palais du gouverneur, Ibn Ziyad s'attendait à voir les descendants du prophète avilis et humiliés mais il en était tout autre ils restèrent dignes et fiers et dénoncèrent ce massacre devant l'assistance du palais. Ibn Ziyad préféra les envoyer vers Damas à Yazid pour décider de leur sort.

A
Damas, on avait organisé une fête, la ville était décorée et on diffusait une propagande de dénigrement d'Ahlul bayt. On emmena l'imam al Sajad et les prisonniers pieds et mains reliés dans un état lamentable face à Yazid. Mais l'imam sans aucune crainte dénonça le massacre et les injustices commises à Karbala et les mauvais traitements infligés à la famille du prophète. « Que penses-tu Yazid, si mon grand père le message d'Allah nous voit dans cet état, que va-t-il dire ? » sous la pression de l'assistance qui fondait en larmes devant le discours de l'imam, Yazid ordonna d'enlever les liens des prisonniers. Dans l'ivresse de sa victoire illusoire et par son manque d'irrespect : il frappa la tête de l'imam al Hossein servie dans un récipient en or et récita des vers de poésie signifiant qu'il venait de venger la bataille de Badr et que toute l'affaire de Beni Hachem n'était qu'un duel pour le pouvoir qu'il venait d'emporter définitivement !
Yazid fit
fêter sa victoire illusoire dans la grande mosquée en présence d'un grand nombre de syriens et de visiteurs qui finit par devenir un scandale pour Yazid car l'imam al Sajad a pris la parole devant l'assemblée et fit un discours ou il rappela à l'assemblée qui il était et qui sont ses ancêtres et dénonça le massacre de Karbala et l'illégitimité du pouvoir de Yazid. Celui-ci donna l'ordre de rappeler la prière pour couper à son discours mais l'imam continua son discours et dit « Je témoigne que Mohammed est le messager de Dieu » et dit « Mohammed est-il mon grand père ou ton grand père ? Si tu dis qu'il est ton grand-père, alors tu mens, et si tu dis qu'il est mon grand père, alors pourquoi as-tu tué sa famille et ses descendants ? »
Cra
ignant une insurrection générale des musulmans de la Syrie, Yazid ordonna de renvoyer les prisonniers chez eux à Médine, mais le récit du massacre de Karbala s'était déjà propagé dans le monde islamique.

L
e règne de Yazid ne dura que 4 ans, qui par la suite fut succédé par son fils Mouaouia qui désavoua ses crimes et ses ancêtres c'était un musulman sincère. Il abdiqua et laissa un vide politique. Par la suite Abdoulmalek fils de Marwan prit le pouvoir de force et s'inquiétait de la présence d'une personnalité telle que l'imam al Sajad. Tout le long de son règne il mit l'imam sous une surveillance acharnée avec l'ordre de l'espionner et de contrôler ses relations.
A
sa mort c'est son fils Hisham qui prit le pouvoir et continua la politique de son père face à l'imam al Sajad.

Texte écrit par moi même
Source : "L'imam Âli Essèjjèd", Sayyed Mahdi Ayatollahi,
édition Ansariyan, République Islamique d'Iran.

# Posté le mardi 03 mars 2009 10:46

Modifié le mardi 03 mars 2009 12:15

Rappel

Rappel
Le Prophète (P) à dit : "Je serais en paix avec quiconque aura été en paix avec al Hussayn et en guerre contre quiconque aura été en guerre contre lui".

Pour mes frères et s½urs sunnites. Je comprends votre incompréhension face à la doctrine chiite et je sais que vous avez une vision des chiites pendant 3ashura qui se portent des coups de sabres sur la tête. Je pense vous devriez faire l'effort de lire les faits et d'étudier l'histoire de l'imam Hossein pendant Ashura. Je pense que n'importe qui comprendra l'importance de ce jour et sa signification. L'imam Hossein ne s'est pas sacrifier en vain mais pour sauver la cause de l'islam. Ne laissons pas cette cause mourir dans les oubliettes. Je crois à un moment il faut affronter la réalité.

Si les chiites se manifestent haut et fort ce jour la et pleurent le martyr de l'imam Hossein, ce n'est pas pas déviance à l'islam. Vous rendez vous compte? Yazid a fait assassiné le petit fils du prophète (sas) !
Si vous aimez tant notre prophète vous devriez aimer ses descendants directs car ils sont de lui, la chair de sa chair. De plus les hadiths cités dans l'article précédent sur l'imam Hossein sont clair et quiconque les respecte ne devrait pas accepter ce qu'il y'a eu ce jour la ou alors c'est renier le prophète et ses principes.


Ne trouvez-vous pas cela étrange, que le jour de Ashura on aurait demandé de le célébrer?
Et pourquoi citer la traversée de Moise serait exactement ce jour la?
Étrange nan?
Et si le prophète était la, n'aurait-il pas porter le deuil de son petit fils al Hussayn?

En ce qui concerne le fait de se frapper avec des chainettes et les coups de sabres, ce ne sont pas des traditions islamiques et je les réfute car il est interdit de faire du mal à son corps en islam (haram) et même si je comprends l'idéologie des gens qui font de tels actes (pour ressentir la douleur de l'imam Hossein) je condamne ces attitudes car elles n'ont rien a voir avec le chiisme...
Je sais qu'il ne faut pas se juger mais moi je trouve ces images et scènes choquantes que j'ai pu voir à la télé ou sur internet et je tiens à rappeler que ce sont des pratiques antéchrist ou les chrétiens fanatiques se frappaient leurs corps avec une chaine pour ressentir la douleur de la flagellation du christ et dans le symbole de laver ses pêchés (pratique qui existe encore de nos jours).
Cette pratique n'a rien a voir avec le chiisme et sali son image...

Néanmoins j'aimerais être à Karbala pour écouter le récit du martyr du Hossein, car ce jour est important et à ne pas oublier !

J'espère avoir répondu à toutes les questions aux cours de ces articles sur les chiites et ashura.

3azama Allah Ojourakom pour ce mois ci inshalah !

Salam

# Posté le mardi 06 janvier 2009 17:43

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 13:50